Le 13 mai prochain sur France 5, Muriel Robin brisera le silence autour d’un combat intime et longtemps caché : son alcoolisme. Dans un documentaire réalisé par Marina Carrère d’Encausse, l’humoriste et comédienne s’est confiée avec sincérité sur cette addiction qui a marqué sa vie dans l’ombre de ses succès.
Derrière la star du rire, l’artiste engagée et la figure populaire du paysage audiovisuel français, il y avait aussi une femme en souffrance. “J’étais une alcoolique mondaine. Beaucoup le sont sans le reconnaître. On se ment à soi-même”, avoue-t-elle devant la caméra, mettant des mots sur une réalité longtemps tue.
Son histoire avec l’alcool commence tôt : à l’âge de 12 ans, on lui fait boire une bouteille de Sancerre. Une première fois anodine en apparence, mais qui ouvre la voie à des années d’addiction progressive. L’alcool devient un refuge, un anesthésiant face à ses blessures invisibles. “Quand j’ai compris qu’il n’était pas normal de boire une bouteille de champagne quasiment chaque soir…”, confie-t-elle, marquant ce moment de bascule où la lucidité prend le pas sur le déni.
C’est la rencontre avec sa compagne, Anne Le Nen, qui agit comme un électrochoc salvateur. Face à l’autodestruction de Muriel Robin, Anne lui lance : « Si tu veux te détruire, vas-y, mais moi je ne peux pas regarder quelqu’un que j’aime se détruire. » Ces mots ont été, pour l’artiste, le début d’un chemin vers la reconstruction.
Ce documentaire s’annonce comme un témoignage fort sur une dépendance souvent minimisée, surtout dans les milieux festifs ou artistiques. Un récit intime et courageux qui pourrait faire écho à de nombreux anonymes.