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Huit ans après l’ouverture de l’enquête, Frédéric Péchier, ancien anesthésiste à Besançon, comparaîtra libre devant la cour d’assises du Doubs du 8 septembre au 19 décembre 2025. Accusé de 30 empoisonnements aggravés, dont 12 mortels, il devra répondre de ses actes présumés commis entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon, la clinique Saint-Vincent et la Polyclinique de Franche-Comté.

Soupçonné d’avoir délibérément contaminé des poches de perfusion pour provoquer des arrêts cardiaques et démontrer ses talents de réanimateur, Frédéric Péchier aurait également cherché à discréditer certains collègues avec lesquels il entretenait des relations conflictuelles. L’affaire avait éclaté en 2017 lorsqu’une anesthésiste avait signalé une série d’arrêts cardiaques inexpliqués.

Défendu par Me Randall Schwerdorffer et son équipe, Péchier continue de clamer son innocence, dénonçant une « instruction à charge ». Ses avocats soulignent que leur client, appelé fréquemment en cas d’urgence, aurait été victime de son statut de « dernier recours ». En attendant son procès, 68 parties civiles, dont le syndicat national des anesthésistes, seront représentées dans ce dossier qualifié de « sans précédent » par le procureur de Besançon.

Frédéric Péchier, aujourd’hui âgé de 52 ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Ce procès marquera une étape clé dans une affaire qui a bouleversé le monde médical français.

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