Il y a près de deux ans, en août 2023, Julien Clerc perdait son demi-frère, le journaliste Gérard Leclerc. Malgré le deuil, le chanteur était monté sur scène seulement deux jours après le drame, faisant le choix de maintenir son concert à La Baule, quarante-huit heures seulement après la mort tragique de Gérard Leclerc. Le journaliste, ancien présentateur de France 2 et collaborateur de CNews, est décédé dans un accident d’avion de tourisme survenu le 15 août. L’appareil, qu’il pilotait lui-même, s’est écrasé, causant également la mort de ses deux passagères : Michèle Monory, fille de l’ancien ministre et président du Sénat René Monory, et l’une de ses amies.
Interviewé ce jeudi 3 avril par Le Parisien, à l’approche de la sortie de son nouvel album Une vie, prévue pour le 23 mai prochain, Julien Clerc a évoqué la perte de son frère et les raisons qui l’ont poussé à chanter malgré la douleur. « Chanter n’est pas un métier, c’est une façon de vivre. Souvent, c’est comme ça qu’on s’exprime le mieux. Par une chanson », a-t-il expliqué, revenant sur ce concert donné alors qu’il était en plein deuil.
Sur scène, devant 1 450 spectateurs, l’interprète de Ma Préférence avait dédié son concert à son demi-frère disparu. Un moment particulièrement émouvant. « Je chante pour lui dire que je l’aime. Il aurait détesté que je ne chante pas », a-t-il déclaré ce soir-là. Gérard Leclerc devait d’ailleurs assister à ce concert depuis les gradins.
Près de deux ans après le drame, Julien Clerc s’apprête donc à rendre un nouvel hommage à son frère à travers une chanson baptisée Saint-Nazaire. Ce titre figurera sur son prochain album et a été écrit avec la collaboration du parolier Paul École. Le chanteur de 77 ans raconte les coulisses de cette création : « Je lui ai dit : “Écoutez Paul, si vous trouvez un angle pour parler de mon frère, je suis preneur”. Il m’a répondu : “Je l’ai commencée mais je n’osais pas vous le dire.” Je lui ai dit de la finir. »
Julien Clerc précise qu’il ne s’agit pas d’une chanson triste. Pour lui, la musique reste un vecteur puissant, capable de sublimer la douleur. « On peut tout traiter en chanson, encore faut-il trouver l’angle pour le transformer en œuvre d’art », conclut-il.