Le café du matin, un vrai booster pour le moral @pixnio
Le café du matin, un vrai booster pour le moral @pixnio

Boisson quotidienne pour 73 % des Français, le café a longtemps traîné une réputation sulfureuse avant de bénéficier d’un regain d’estime scientifique. Trois tasses par jour en moyenne, un rituel qui suscite toujours la même interrogation : plaisir sans danger ou fausse bonne habitude ? Les données les plus récentes penchent plutôt pour l’indulgence. Un essai mené en 2023 sur une centaine de volontaires a confirmé que le café agit comme stimulant : les buveurs marchaient davantage, dormaient moins longtemps, mais sans conséquence négative notable sur le rythme cardiaque. Leur tension artérielle était légèrement plus élevée, mais aucune arythmie n’a été observée. Il n’existe pas de contre-indication à la consommation chez les patients cardiaques.

Des limites à ne pas franchir

L’enthousiasme doit toutefois être tempéré par plusieurs facteurs. Le café étudié est l’expresso sans sucre, autrement dit eau et caféine. Dès qu’il se transforme en latte sucré ou frappé à la crème, il devient un piège calorique. Autre nuance : la caféine ne se limite pas au café. Boissons énergisantes, sodas et certains médicaments en contiennent également, ce qui peut vite faire grimper la dose quotidienne. L’Agence européenne de sécurité des aliments  (EFSA)  fixe la barre à 400 mg par jour pour un adulte en bonne santé, soit 4 à 5 tasses. Les femmes enceintes doivent se limiter à 200 mg (une à deux tasses). Pour les enfants, les adolescents et les personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, hépatiques ou psychiatriques, la prudence reste de mise.

Un excitant aux effets variables

Enfin, tous les organismes ne réagissent pas de la même façon. Patrimoine génétique, état de santé, tabac ou médicaments influencent la métabolisation de la caféine. Chez certains, elle se dissipe vite ; chez d’autres, elle persiste et accroît anxiété, insomnie ou palpitations. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) rappelle aussi d’éviter l’association caféine-alcool et la combinaison café intense-activité physique. Verdict : consommé raisonnablement et sans ajouts sucrés, le café ne présente pas de danger identifié et peut même dynamiser le quotidien. Mais comme toujours, c’est la dose qui fait le poison.

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