Une étude récente a révélé le rôle essentiel que joue la vitamine K dans le maintien de la santé cérébrale. Les résultats ont montré que ce nutriment a un effet positif dans la protection des fonctions cognitives contre le déclin lié à l’âge.
L’étude souligne que l’apport suffisant en vitamine K par le biais d’une alimentation équilibrée contribue à soutenir les fonctions cérébrales, en particulier celles liées à la mémoire et à la capacité d’apprentissage.
Cette recherche a été menée par des scientifiques de l’université Tufts aux États-Unis et publiée dans le Journal of Nutrition. Elle a également été rapportée par le site EurekAlert.
La vitamine K dans votre alimentation
Il est recommandé de consommer quotidiennement 120 microgrammes de vitamine K pour les hommes et 90 microgrammes pour les femmes à partir de sources naturelles. La vitamine K se trouve principalement dans les légumes à feuilles vertes comme les épinards et le brocoli. Elle est également présente dans certaines huiles végétales comme l’huile d’olive, l’huile de soja et l’huile de canola, en plus de quantités moindres dans la viande et les produits laitiers.
Un régime alimentaire varié et équilibré suffit généralement à couvrir les besoins en vitamine K. Par exemple, une demi-tasse d’épinards fournit plus de la moitié de l’apport quotidien recommandé, tandis qu’une demi-tasse de brocoli bouilli couvre presque la totalité des besoins quotidiens. Une cuillère à soupe d’huile d’olive fournit environ 10 % de cet apport.
Effet de la vitamine K sur l’apprentissage et la mémoire
Les chercheurs ont étudié l’effet de la vitamine K sur deux groupes de souris pendant six mois : l’un recevant un régime pauvre en vitamine K et l’autre un régime équilibré.
Les résultats ont révélé une baisse importante des niveaux de ménaquinone-4 — une forme de vitamine K présente dans les tissus cérébraux — chez les souris ayant reçu un régime pauvre en vitamine K. Cette carence a été associée à une nette détérioration cognitive, mesurée à l’aide de tests comportementaux conçus pour évaluer l’apprentissage et la mémoire.
Les souris déficientes en vitamine K ont montré une capacité réduite à distinguer des objets familiers d’objets nouveaux dans un test de reconnaissance d’objets, indiquant une faiblesse de la mémoire. Dans un autre test visant à évaluer l’apprentissage spatial, les souris devaient localiser une plateforme cachée dans un bassin d’eau. Celles souffrant de carence en vitamine K ont mis significativement plus de temps à accomplir cette tâche que les autres.
Les chercheurs ont également constaté une diminution du nombre de nouveaux neurones dans l’hippocampe — une région du cerveau impliquée dans la mémoire et l’apprentissage — ainsi qu’un plus grand nombre de cellules immunitaires actives dans les cerveaux des souris déficientes, ce qui indique une augmentation de l’inflammation neurocérébrale.