En pleine forme mais loin des projecteurs ces derniers mois, Vald a fait un retour fracassant samedi 29 novembre à Paris La Défense Arena. Devant près de 40 000 personnes, le rappeur d’Aulnay-sous-Bois a enchaîné classiques et nouveautés dans un show explosif, ponctué par une annonce surprise : la sortie instantanée de son nouvel album, Magnificat.
Un concert spectaculaire, entre guests prestigieux et scénographie apocalyptique
Pour son plus grand concert à ce jour, Vald n’a rien laissé au hasard. Arrivé dans la fosse au milieu du public avec son acolyte Suikon Blaz AD, il a plongé les spectateurs dans une ambiance de fin du monde, portée par une vidéo d’intro entre jeu vidéo et film d’horreur. Durant plus de deux heures, l’artiste a livré une performance dense et intense, mêlant ses tubes incontournables à des extraits de ses projets les plus récents, notamment Pandemonium et Pandemonium Reloaded, réalisés avec les producteurs Todiefor et Vladimir Cauchemar.
Malgré une billetterie difficile – certains blocs de tribunes supérieures sont restés clairsemés – le rappeur a su captiver la foule avec une scénographie millimétrée et une série d’invités de poids : Orelsan, Fianso, Damso ou encore Vladimir Cauchemar ont rejoint la scène. Comme l’a relevé Le Monde, le mix entre rap ciselé et influences techno s’est révélé redoutablement efficace dans cette salle pourtant réputée difficile sur le plan sonore.
Un nouvel album lancé en direct à la fin du show
Alors que le concert touchait à sa fin, Vald a réservé une dernière surprise à ses fans : la sortie immédiate d’un nouvel album, Magnificat, annoncée en direct sur scène à 23h02. Selon Le Parisien, ce troisième projet en moins d’un an est apparu instantanément sur les plateformes de streaming, dans la lignée de ses précédents albums, mais avec une teinte plus lumineuse.
Magnificat marque un contraste fort avec Pandemonium, que Vald a qualifié comme « la descente aux enfers ». Ce nouvel opus offre une facette plus introspective et mélodique, comme le montrent les titres chantés tels que Blauwburgval, ou encore des morceaux samplant Georges Brassens, comme l’a noté Le Monde. Par cette sortie inattendue, le rappeur démontre une fois encore sa capacité à surprendre et à repousser les limites du genre.