Le parquet britannique a annoncé mardi avoir fait appel d’une décision de justice qui avait annulé les accusations de terrorisme visant Liam Óg Ó hAnnaidh, membre du groupe de rap irlandais Kneecap, connu sous le nom de scène Mo Chara.
L’artiste était poursuivi pour avoir, selon les autorités, affiché un drapeau du Hezbollah, organisation libanaise soutenue par l’Iran et classée comme groupe terroriste au Royaume-Uni, lors d’un concert à Londres en novembre 2024.
Le mois dernier, un tribunal britannique avait rejeté les poursuites, estimant que l’affaire avait été déposée hors du délai légal de six mois prévu par la loi. Cette décision avait été saluée par les partisans du rappeur, qui dénoncent depuis plusieurs mois une atteinte à la liberté d’expression et une « criminalisation de la culture irlandaise ».
Dans un communiqué, le Crown Prosecution Service (CPS) a confirmé son intention de contester le jugement, affirmant que les faits relevaient bien de la législation antiterroriste et que la justice devait pouvoir « trancher sur le fond ».
Le groupe Kneecap, originaire de Belfast, est connu pour son engagement politique en faveur de la réunification de l’Irlande et pour ses textes mêlant humour provocateur et revendications nationalistes. Ses membres, souvent au cœur de polémiques, affirment que leur art vise à « refléter la réalité sociale et politique de la jeunesse nord-irlandaise ».