Le Parlement italien s’est transformé ce mardi en un haut lieu musical, culturel et spirituel. C’est dans ce cadre solennel que le pianiste et compositeur Omar Harfouch a offert un concert exceptionnel dédié à la paix, en hommage au Pape François. Accompagné de l’Orchestre de Béziers Méditerranée, sous la direction de Mathieu Bonnin, l’artiste a interprété son « Concerto pour la Paix », une œuvre porteuse d’un message universel.
Après le succès rencontré au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, au Vatican et à l’Opéra de Dubaï, Omar Harfouch a donc une nouvelle fois célébré la paix.
Un hommage vibrant au Pape François
C’est dans l’enceinte du palais Montecitorio que Omar Harfouch a dédié sa nouvelle composition au souverain pontife, qu’il avait rencontré quelques mois plus tôt au Vatican. Présentée par la célèbre animatrice italienne Mara Venier, la soirée a réuni un parterre d’invités prestigieux venus de tous horizons : diplomates, figures politiques, membres de la noblesse italienne et représentants du monde culturel.
Parmi les représentants du corps diplomatique figuraient Giandomenico Magliano, ambassadeur d’Italie en France, S.E. Renato Mosca pour le Brésil, ainsi qu’Enas Mekkaway, ambassadrice de la Ligue arabe. Sur le plan politique, le député ukrainien Vadym Stolar, présent aux côtés de son homologue italien Roberto Bagnasco, a marqué de sa présence ce rendez-vous international. La délégation française était représentée par Robert Ménard, maire de Béziers, et la députée Emmanuelle Ménard. L’aristocratie italienne n’était pas en reste, avec la participation remarquée du prince Emmanuel-Philibert de Savoie et sa nouvelle compagne Adriana Abascal, ainsi que la princesse Maria Pia Ruspoli.
Une tournée pour unir les peuples par la musique
Ce concert à Rome s’inscrit dans une tournée européenne ambitieuse portée par un engagement profond : celui d’utiliser la musique comme vecteur de paix. Investi d’un rôle quasi diplomatique, Omar Harfouch avait été désigné par le Pape François « pèlerin de la paix », avec la mission de diffuser ce message partout dans le monde.
Le compositeur, qui refuse de s’inscrire dans les conflits politiques ou confessionnels, déclare simplement : « Mon camp, c’est la musique. » Une prise de position forte dans un monde divisé, qui confère à sa musique une dimension politique, presque militante, sans jamais perdre son humanité.
La culture au service du dialogue
Associé à l’Istituto Marangoni, prestigieuse école de mode parisienne, Omar Harfouch met également en lumière de jeunes talents : des créations d’étudiants ont été présentées lors du concert au Parlement, soulignant l’union entre musique, art et avenir.
De Tripoli à Rome : le parcours d’un homme en quête d’harmonie
Originaire du Liban, Omar Harfouch a connu dès l’enfance les horreurs de la guerre. C’est dans cet environnement difficile que le jeune musicien a trouvé refuge dans le piano. Très tôt, il se distingue, jouant dès l’adolescence pour les plus hautes autorités libanaises. Une bourse d’étude en Union soviétique à 17 ans bouleverse son parcours : immergé dans une culture étrangère et rigoureuse, il choisit de ne pas imiter, mais d’inventer. Refusant les carcans du piano classique, il façonne une expression musicale personnelle, qui mêle tradition et modernité.
Prochain concert le 8 mai à Béziers
Le prochain concert de Omar Harfouch est fixé au Théâtre Municipal de Béziers, le 8 mai prochain. Une nouvelle étape dans cette tournée qui, loin des projecteurs éphémères, dessine une trajectoire singulière : celle d’un artiste qui transforme sa musique en passerelle entre les peuples.
Omar Harfouch n’impose pas un discours : il propose une écoute. Dans un monde saturé de paroles, il offre ses mélodies remplies d’émotion comme espace de réconciliation et de paix. Comme l’avait déclaré le Pape François : « Vivre, parler et agir sans violence, ce n’est pas baisser les bras, ni perdre, ni renoncer à quoi que ce soit. C’est aspirer à tout… »









