Le célèbre jazzman américain Chuck Mangione, connu dans le monde entier pour son morceau emblématique des années 1970 Feels So Good, est décédé cette semaine à l’âge de 84 ans, ont annoncé ses proches mercredi. L’artiste s’est éteint paisiblement dans son sommeil mardi, à son domicile de Rochester, dans l’État de New York.
Lauréat de deux Grammy Awards, Mangione était considéré comme l’un des plus grands ambassadeurs du flugelhorn, un instrument à mi-chemin entre la trompette et le cor. Sa carrière, qui s’est étendue sur plus de cinq décennies, compte plus de 30 albums enregistrés, mêlant jazz fusion, pop instrumentale et musique orchestrale.
Né en 1940 à Rochester, Chuck Mangione avait débuté sa carrière aux côtés d’Art Blakey et de son groupe mythique, les Jazz Messengers. Mais c’est en solo qu’il connaîtra une renommée internationale avec l’album Feels So Good, sorti en 1977, dont le morceau-titre est souvent qualifié de l’un des plus grands tubes instrumentaux de l’histoire du jazz grand public.
Artiste à la fois populaire et respecté dans les cercles professionnels, Mangione a su séduire un large public sans jamais renier ses racines jazz. Il s’est produit dans les plus grandes salles du monde, du Hollywood Bowl au Carnegie Hall, et a participé à d’innombrables festivals, dont le prestigieux Playboy Jazz Festival en 2006.
Outre sa carrière musicale, il était également apprécié pour sa gentillesse, sa simplicité et sa passion de transmettre. Son décès a suscité de nombreux hommages dans le monde du jazz et au-delà. Le flugelhorn de Mangione, reconnaissable entre mille, laisse aujourd’hui une empreinte indélébile dans l’histoire de la musique américaine.
Il laisse derrière lui ses deux enfants, plusieurs petits-enfants et une œuvre musicale intemporelle qui continue d’inspirer des générations d’auditeurs et de musiciens.