Le guitariste Rick Derringer est mort à 77 ans : six décennies de rock et de collaborations légendaires
Le guitariste Rick Derringer est mort à 77 ans : six décennies de rock et de collaborations légendaires

Le monde du rock perd l’un de ses grands artisans. Rick Derringer, guitariste virtuose, auteur-compositeur et producteur aux multiples collaborations, s’est éteint lundi 26 mai 2025 à Ormond Beach, en Floride, à l’âge de 77 ans. Sa mort, annoncée par son épouse et confirmée par son manager, fait suite à une dégradation de son état de santé nécessitant un placement sous respirateur artificiel. Il est décédé paisiblement.

Un parcours discret mais incontournable

Si son nom ne résonne pas autant que ceux de certaines rock stars, Rick Derringer a marqué l’histoire du rock par son talent et ses nombreuses collaborations. Il débute sa carrière en 1965 avec le groupe The McCoys, dont le tube Hang on Sloopy détrône même Yesterday des Beatles dans les charts américains. Il lance ensuite une carrière solo, couronnée par le succès de Rock and Roll, Hoochie Koo, devenu un classique du genre, récemment remis en lumière dans la série Stranger Things.

Mais c’est surtout dans l’ombre des plus grands que Derringer construit sa légende. Il joue de la guitare pour Bonnie Tyler (Total Eclipse of the Heart), Air Supply, Steely Dan, Meat Loaf, Alice Cooper, Cyndi Lauper (dont il devient le guitariste attitré en tournée), Kiss, Barbra Streisand, Joe Bonamassa, ou encore Ringo Starr, qu’il rejoint dans le All Starr Band en 2010.

Rock, parodies et catch

Rick Derringer s’est aussi illustré dans des univers inattendus. Il produit en 1983 Eat It, la parodie culte de Beat It de Michael Jackson, interprétée par Weird Al Yankovic, pour qui il réalisera cinq autres albums. Ce morceau humoristique lui vaudra un Grammy Award et une place de choix dans la culture pop des années 80.

En 1987, il compose Real American, devenu l’hymne du catcheur Hulk Hogan, extrait de The Wrestling Album, la bande-son officielle de la WWE. Ce titre incarnera pendant des décennies l’esprit du catch américain.

Hommages d’une génération

La nouvelle de son décès a ému plusieurs grandes figures. Weird Al Yankovic a salué « un ami et une légende », évoquant un homme qui « a eu un impact immense » sur sa vie. Ringo Starr, de son côté, a déclaré : « Que Dieu bénisse Rick Derringer. C’était génial de jouer avec lui. Paix et amour à sa famille. »

Rick Derringer laisse derrière lui une œuvre riche, multiforme et intergénérationnelle. Des riffs électriques aux parodies culte, il aura traversé six décennies de musique sans jamais perdre son énergie, ni son authenticité.

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