La reine de la pop a signé un retour triomphal au Brésil. Samedi soir, Lady Gaga a offert un spectacle grandiose et gratuit sur la plage de Copacabana, rassemblant plus de 2 millions de spectateurs selon la mairie de Rio. Un opéra pop à ciel ouvert, entre performance scénique d’exception et communion totale avec un public en délire.
Dès son entrée en scène, la chanteuse de 39 ans a donné le ton : perchée à plus de deux mètres sur la traîne d’une robe écarlate démesurée, Lady Gaga a surgi dans un décor théâtral mêlant échiquier géant et cage métallique. Le rideau s’est levé sur Poker Face, premier titre d’un show de deux heures à l’esthétique aussi flamboyante que millimétrée.
Après un enchaînement avec Abracadabra, morceau phare de son dernier album Mayhem sorti en mars, la star a fait tomber sa robe rouge pour révéler une tenue aux couleurs du Brésil. Une déclaration d’amour symbolique à un pays qu’elle n’avait pas visité depuis 2012.
Un public record pour un événement monumental
Les “little monsters”, nom donné à ses fans, ont investi la ville toute la semaine, transformant Rio en capitale mondiale de la pop. La mairie a annoncé la présence de 2,1 millions de personnes sur la plage, dépassant le record établi par Madonna en 2024. Si ces chiffres sont contestés par certains spécialistes, la ferveur, elle, ne faisait aucun doute.
Le maire Eduardo Paes espère faire de ces mégas-concerts de mai un rendez-vous touristique annuel, en misant sur des têtes d’affiche internationales comme U2. Pour Lady Gaga, un impressionnant dispositif sécuritaire avait été mobilisé : plus de 5.000 agents, drones, surveillance par reconnaissance faciale.
Lady Gaga remercie la communauté LGBT
Privée de scène à Rio en 2017 pour raisons de santé, Lady Gaga a rappelé avec émotion cette absence à ses fans. « Vous m’avez attendue. J’ai dû guérir. Maintenant, je suis prête », a-t-elle déclaré, les larmes aux yeux. Puis, s’adressant à la foule : « Ce soir, nous écrivons l’histoire. »
Avant d’entonner Born This Way, elle a tenu à saluer la communauté LGBTQ brésilienne, pilier de sa fanbase. « C’est grâce à cette chanson que j’ai commencé à m’accepter », confiait Alan Jones, un spectateur venu du sud du pays, arborant fièrement un tatouage inspiré du titre…