Triste nouvelle pour la famille Aznavour. Ce mercredi 22 octobre, la Fondation Aznavour a annoncé le décès d’Aïda Aznavour-Garvarentz, la sœur aînée de Charles Aznavour, à l’âge de 102 ans. Dans un message empreint d’émotion partagé sur Instagram, les proches de la défunte ont salué une femme « pleine de grâce, de force et de dévouement ».
« Nos cœurs sont lourds de chagrin, mais emplis de gratitude pour les années passées aux côtés d’Aïda. Son amour et sa chaleur resteront à jamais avec nous », a écrit la Fondation. Aucune précision n’a été donnée sur les circonstances de sa disparition.
Elle reposera aux côtés de son frère et de son époux, Georges Garvarentz
Aïda Aznavour sera inhumée dans le caveau familial de Montfort-l’Amaury, aux côtés de son frère Charles Aznavour, décédé en 2018, et de son mari Georges Garvarentz, disparu en 1993. Ce dernier fut lui aussi une figure majeure de la chanson française : compositeur et arrangeur, il a signé de nombreux succès pour Aznavour, mais aussi pour Johnny Hallyday, Michel Sardou ou Sylvie Vartan.
Née à Thessalonique en 1923, Aïda Aznavour partageait avec son frère non seulement des origines arméniennes, mais aussi une passion commune pour la musique et l’art. Ensemble, ils ont traversé le siècle, unis par une complicité que Charles décrivait comme « l’un des repères constants de son existence ».
Une relation fraternelle indestructible
Élevés comme des jumeaux, à seulement seize mois d’écart, Aïda et Charles étaient inséparables. Elle l’accompagnait dans ses premiers pas artistiques et fut l’un de ses soutiens les plus fidèles. Dans son livre « Petit frère », publié en 1986, elle retraçait leur enfance marquée par l’exil, leurs débuts difficiles à Paris et l’ascension fulgurante du futur monument de la chanson française.
Pour la Fondation Aznavour, Aïda représentait « un pont entre les générations » et « la mémoire vivante de la famille ». Fidèle à l’esprit humaniste de son frère, elle s’était engagée dans plusieurs initiatives culturelles et mémorielles autour de l’Arménie.
Avec sa disparition, c’est une page de l’histoire familiale et artistique des Aznavour qui se tourne, mais son héritage fait d’amour, de loyauté et d’humanité continuera de rayonner.