Une querelle inattendue anime les réseaux sociaux depuis le concert de Gojira à l’Accor Arena le 30 novembre. Le groupe de métal landais a dévoilé lors de son titre Flying Whales d’immenses baleines gonflables planant au-dessus du public, un dispositif qui ressemble fortement à celui utilisé depuis plusieurs années par Julien Doré dans sa propre tournée. Le chanteur, aujourd’hui en tournée internationale, affirme que cette scénographie lui appartient et qu’elle a été reprise sans scrupule.
Une ressemblance repérée en direct par un chroniqueur de franceinfo
La polémique prend forme lorsque le vidéaste et chroniqueur Julien Ménielle, présent à l’Accor Arena, signale sur Instagram avoir constaté la présence de ces créatures géantes au-dessus de la salle — une observation qu’il relaie dans une vidéo repérée par franceinfo, à l’origine de l’emballement. Plusieurs fans du chanteur s’indignent alors, estimant que le groupe de métal reproduit l’univers visuel de Doré, déjà à l’œuvre sur scène depuis 2022 selon des images que le chanteur a lui‑même rappelées sur Instagram.
Julien Doré réagit en publiant un message destiné à ses abonnés, laissant entendre que ses idées ont été reprises. Son intervention alimente rapidement le débat, opposant les admirateurs des deux artistes et transformant une simple similitude visuelle en affaire suivie par une large communauté.
Gojira assure avoir réservé ces baleines bien avant le concert
La version du groupe landais, relayée par le chroniqueur de franceinfo qui a pu s’entretenir avec le batteur Mario Duplantier, diverge totalement. Selon les explications rapportées par Julien Ménielle, Gojira s’est tourné dès 2023 vers l’entreprise spécialisée qui conçoit ces baleines gonflables depuis plusieurs années. La même source précise que l’équipe de Julien Doré avait loué les structures la semaine précédant la demande du groupe à l’époque, mais qu’elles étaient libres pour leur passage à Paris en 2025.
Ce détail laisse entendre qu’il ne s’agit pas d’une reproduction mais d’une simple location auprès d’un prestataire déjà habitué à fabriquer ces objets. Un nouvel élément est toutefois ajouté par Julien Doré : il affirme via une vidéo publiée mardi qu’il utilise ce dispositif dès 2022, antérieurement aux démarches entreprises par Gojira.