Julien Clerc rend hommage à son frère Gérard avec une chanson empreinte de lumière
Julien Clerc rend hommage à son frère Gérard avec une chanson empreinte de lumière

Le chanteur français dévoile dans son nouvel album Une vie une chanson dédiée à son frère, disparu en 2023 dans un accident d’avion. Un hommage musical sensible, loin des registres funèbres.

Une mélodie douce pour une perte brutale

Invité sur France Inter ce mercredi 21 mai, Julien Clerc a évoqué pour la première fois Saint-Nazaire, une chanson de son 28e album, Une vie, à paraître le 23 mai. Un titre dédié à son frère Gérard Leclerc, journaliste décédé dans le crash de son avion en août 2023. Le choix du ton, étonnamment lumineux, s’est imposé naturellement. « Je n’entendais pas une chanson triste pour mon frère », a confié Julien Clerc au micro de France Inter, saluant le travail du parolier Paul École, qui a su traduire cette volonté en mots.

Le chanteur raconte avoir voulu évoquer la mémoire de son frère à travers une composition qui ne sombrerait pas dans la mélancolie. Il explique que Saint-Nazaire est née d’un besoin de faire exister son frère autrement que dans la douleur : « Depuis maintenant quelques mois, il n’y a pas un jour sans qu’à un moment de la journée, je ne pense à lui », a-t-il ajouté.

Une présence toujours vive

À l’écoute du titre, les paroles – « Les avions parfois ressemblent à des anges » – donnent à l’accident une portée presque poétique. Julien Clerc évoque aussi leur complicité familiale : « Gérard avait une façon de rire bien précise. Je pense souvent à lui dans les grands éclats de rire qu’il avait après avoir fait une vanne, qui pouvait être douteuse », a-t-il confié sur France Inter, précisant que c’est cet esprit qu’il voulait capturer dans la chanson.

Deux jours après le drame, l’artiste avait maintenu un concert prévu à La Baule, affirmant alors : « Il aurait détesté que je ne chante pas […] je chante pour dire à mon frère que je l’aime », selon des propos rapportés par France Inter. Aujourd’hui encore, il confie : « J’espère qu’il n’a pas eu peur. Jamais, on ne saura jamais. »

Avec Saint-Nazaire, Julien Clerc transforme le deuil en souvenir tendre. Il y fait le choix d’un hommage sincère et pudique, porté par une mélodie qui célèbre la vie autant qu’elle pleure l’absence.

Partager