Sur scène, Lorie ne chante plus seulement pour divertir, mais aussi pour témoigner. En pleine tournée, la chanteuse de 43 ans a ému ses fans en revenant sur son long combat contre l’endométriose, une maladie qui a bouleversé sa vie de femme et de mère. Après avoir interprété une chanson dédiée à sa fille Nina, elle s’est adressée au public, la voix tremblante : « J’ai une maladie et ça a été assez compliqué pour avoir notre petite Nina… Parfois on y croit, parfois on n’y croit plus. Je me disais que peut-être mon destin, c’était d’avoir chanté pour les enfants des autres. Et puis un jour, la vie a décidé autrement. Je suis devenue maman, et c’est le plus beau rôle de ma vie. »
Une épreuve qui a tout changé
Si Lorie parle aujourd’hui avec autant d’émotion, c’est parce qu’elle a traversé une épreuve d’une rare intensité. Quelques mois après la naissance de sa fille, l’artiste a dû subir une ablation de l’utérus, une décision qu’elle qualifie de « la plus difficile de sa vie ». Un geste médical nécessaire, mais qui a mis un terme à tout espoir de nouvelle grossesse. « Ce choix, je ne l’ai pas pris à la légère. Mais il fallait que je me sauve, que je reste là pour ma fille », confiait-elle déjà dans une interview.
Diagnostiquée tardivement, Lorie a longtemps souffert en silence. Pendant des années, les douleurs, minimisées par les médecins, lui ont gâché la vie : « On m’a dit que c’était normal, que j’avais juste un peu mal… Mais ce n’était pas normal. »
Transformer la douleur en engagement
Aujourd’hui, la chanteuse de Je serai (ta meilleure amie) a décidé de transformer sa souffrance en force. Ambassadrice de la lutte contre l’endométriose, elle utilise sa notoriété pour sensibiliser et briser les tabous autour de cette maladie qui touche une femme sur dix. « Si mon histoire peut aider d’autres femmes à se sentir moins seules, alors tout ce que j’ai vécu n’aura pas été vain », affirme-t-elle avec détermination.
Lorie, désormais pleinement épanouie dans son rôle de mère et d’artiste engagée, continue de chanter la vie, même après avoir frôlé ses ombres. Et si elle a dû renoncer à donner la vie à nouveau, elle n’a jamais cessé d’en célébrer la beauté.