Eurovision : des anciens candidats réclament l’exclusion d’Israël
Eurovision : des anciens candidats réclament l’exclusion d’Israël

À quelques jours de la finale de l’Eurovision, prévue le 17 mai prochain à Bâle, en Suisse, la pression monte sur l’Union européenne de radiotélévision, organisatrice du concours. Une pétition signée par 72 anciens participants, dont trois Français, demande l’exclusion d’Israël de l’événement, pointant du doigt la télévision publique israélienne KAN, accusée de complicité dans les actions militaires de l’État hébreu à Gaza.

Parmi les signataires figurent La Zarra (France 2023), Jessy Matador (2010) et Marie Line (1998). Dans leur tribune relayée par The Independent, les signataires estiment que KAN “participe au blanchiment des crimes contre l’humanité commis par Israël, notamment le génocide contre les Palestiniens de Gaza”, dénonçant également un régime “d’apartheid et d’occupation militaire”.

“Nous croyons au pouvoir unificateur de la musique, c’est pourquoi nous refusons qu’elle serve à masquer des violations graves des droits humains”, écrivent-ils. Ils reprochent à l’UER de faire preuve d’un “deux poids, deux mesures”, rappelant l’exclusion de la Russie en 2022, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine.

Israël représente par une survivante du 7 octobre

De son côté, Israël est représenté cette année par Yuval Raphael, 24 ans, survivante de l’attaque du 7 octobre. La jeune chanteuse, révélée par un télécrochet israélien, défend une ballade intitulée New Day Will Rise, porteuse d’un message de “paix, d’amour et de solidarité”. Pour elle, la musique est une voie de guérison : “Je veux transmettre un message universel d’espoir.”

Face aux critiques, l’UER n’a pour l’instant pas modifié sa position. L’organisation défend depuis plusieurs mois le principe d’apolitisme du concours, bien que la pression autour de la participation israélienne ne cesse de croître à l’approche de la finale.

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