Le premier week-end de Coachella s’est tenu du 11 au 13 avril dans la ville d’Indio, en Californie, où plus de 100 000 personnes ont affronté températures extrêmes, files d’attente interminables et prix toujours plus élevés pour assister à l’un des plus grands festivals de musique au monde. Au programme cette année : Lady Gaga en ouverture, suivie de Charli XCX, Missy Elliott, Megan Thee Stallion, Kraftwerk, Post Malone ou encore Polo & Pan, pour une édition riche en têtes d’affiche et en performances visuelles spectaculaires. Mais derrière les paillettes, un autre chiffre marque les esprits : une large part des festivaliers n’a pas pu s’offrir cette expérience sans passer par un paiement à crédit.
Des tickets à plus de 600 dollars, souvent réglés en plusieurs fois
D’après une enquête de Billboard, qui cite une source proche de l’organisation, 60 % des billets pour le festival auraient été achetés à crédit cette année. Les acheteurs peuvent en effet opter pour un plan de paiement fractionné dès la mise en vente, ne payant au départ qu’un acompte de 49,99 dollars (environ 44 euros). Ce système permet à de nombreux festivaliers de réserver leur accès sans débourser la somme complète d’un coup, alors que le prix d’un pass “General Admission” pour le week-end s’élève à 649 dollars (environ 570 euros).
Cette tendance reflète l’évolution du modèle économique des grands festivals américains. Alors que les coûts logistiques explosent et que la billetterie ne fait que suivre cette inflation, les organisateurs cherchent à maintenir leur taux de remplissage sans sacrifier les marges. Résultat : les fans paient plus, plus longtemps — au risque de creuser un peu plus l’écart entre rêve collectif et réalité financière. Car au-delà des concerts, le séjour à Coachella implique aussi hébergement, transport, repas et boissons à des prix jugés prohibitifs. Une expérience toujours aussi mythique, mais de moins en moins accessible.