Israël reprend les largages d’aide à Gaza sous pression internationale, alors que la famine menace
Israël reprend les largages d’aide à Gaza sous pression internationale, alors que la famine menace

Israël a annoncé samedi la reprise de ses largages aériens d’aide humanitaire vers la bande de Gaza, ainsi que la mise en place de nouvelles mesures visant à alléger la crise humanitaire dans l’enclave palestinienne. Cette décision survient alors que les agences humanitaires tirent la sonnette d’alarme sur la propagation rapide de la faim dans la région, et que les pressions internationales pour une action immédiate s’intensifient.

L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué que des « couloirs humanitaires » allaient être ouverts afin de permettre la circulation sécurisée des convois humanitaires de l’ONU, et que des « pauses humanitaires » seraient instaurées dans les zones densément peuplées. Ces initiatives, bien que partielles, visent à faciliter l’acheminement de l’aide dans un territoire où les besoins sont jugés critiques pour les 2,2 millions d’habitants.

Les largages d’aide, suspendus depuis plusieurs semaines, reprennent en coordination avec des organisations internationales. Samedi, sept palettes contenant de la farine, du sucre et des conserves ont été parachutées sur le nord de Gaza, selon l’armée israélienne. Des sources palestiniennes sur place ont confirmé la réception de cette aide, qui devrait se poursuivre dans les prochains jours.

Cette annonce survient alors que les pourparlers de cessez-le-feu indirects entre Israël et le Hamas à Doha ont échoué, laissant peu d’espoir pour une désescalade immédiate du conflit. Dans ce contexte, l’acheminement de l’aide humanitaire devient le seul levier pour atténuer la souffrance croissante des civils.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a précisé que des pauses humanitaires seraient appliquées à partir de dimanche matin dans certains secteurs civils et le long des itinéraires humanitaires, sans toutefois détailler les modalités précises de leur mise en œuvre.

Malgré cette reprise de l’aide, les divergences entre Israël et les Nations Unies persistent. Tandis que Jérusalem assure avoir autorisé l’entrée de quantités suffisantes de nourriture depuis la réouverture partielle des points de passage en mai, l’ONU affirme que les restrictions imposées par Israël compliquent considérablement la logistique et ralentissent la distribution sur le terrain. « L’armée israélienne souligne qu’il n’y a pas de famine dans la bande de Gaza ; il s’agit d’une fausse campagne promue par le Hamas », a déclaré un porte-parole militaire.

Les humanitaires, de leur côté, font état d’une situation alarmante. Selon eux, les réserves alimentaires sont épuisées dans de nombreuses zones, et la distribution reste extrêmement difficile en raison des destructions d’infrastructures, de l’insécurité et des restrictions d’accès.

Alors que la guerre se poursuit sans solution politique immédiate en vue, la crise humanitaire à Gaza continue de s’aggraver, et les maigres espoirs d’amélioration reposent désormais sur la régularité et l’efficacité des opérations d’aide, sous haute tension.

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