ATHÈNES – Quatre marins supplémentaires ont été secourus après le naufrage du navire grec Eternity C en mer Rouge, victime d’une attaque des Houthis du Yémen, a annoncé jeudi l’opérateur du navire. Dix membres de l’équipage restent portés disparus, tandis qu’un marin est présumé mort et quatre autres n’ont pas été vus depuis l’attaque.
Le navire en question, le MV Eternity C, battant pavillon libérien mais exploité par une compagnie grecque, a sombré plus tôt cette semaine au large du sud-ouest du Yémen après avoir été touché par des projectiles tirés par les Houthis. L’organisation rebelle a revendiqué l’attaque en affirmant avoir mené une opération ciblée à la suite d’un échange avec le capitaine du navire.
Sur les vingt-cinq personnes à bord, dix ont désormais été secourues. Un représentant de l’opérateur grec a précisé que des recherches étaient toujours en cours pour localiser les dix disparus. Les efforts de sauvetage sont menés dans des conditions difficiles en raison de l’instabilité persistante dans la région.
Selon les Houthis, certains membres d’équipage sont actuellement détenus par leurs forces. Le groupe rebelle, soutenu par l’Iran, a également affirmé que son blocus maritime visant les navires « liés à Israël » resterait en vigueur, dans le cadre de son soutien à la cause palestinienne en pleine guerre de Gaza.
Les attaques houthis contre des navires commerciaux en mer Rouge se sont multipliées depuis novembre 2023, perturbant gravement le trafic dans cette voie maritime stratégique pour les échanges mondiaux, en particulier les cargaisons de pétrole, de gaz et de céréales. Le Eternity C figure parmi les nombreuses victimes de ces tensions grandissantes qui mettent à rude épreuve la sécurité maritime dans la région.
Les autorités grecques et libériennes coopèrent avec les organismes internationaux pour recueillir davantage d’informations sur le sort des marins encore portés disparus et assurer leur éventuelle libération ou récupération.