Des groupes armés opérant dans les zones de Gaza actuellement contrôlées par Israël affirment qu’ils poursuivront leur lutte contre le Hamas malgré l’assassinat de leur principal commandant. Leur détermination semble renforcée par une hausse du nombre de recrues depuis le cessez-le-feu d’octobre, alors qu’ils envisagent un rôle plus structurant dans l’avenir politique et sécuritaire de l’enclave.
Selon ces factions, leur combat s’intensifie malgré des effectifs encore limités et une implantation localisée. L’émergence de ces groupes, encouragée par le contexte de division interne et l’affaiblissement du Hamas après deux années de guerre, ajoute une pression supplémentaire sur le mouvement islamiste. Elle complique par ailleurs les perspectives de stabilisation d’un territoire fracturé, où plusieurs acteurs tentent désormais de se positionner pour l’après-conflit.
Des sources égyptiennes affirment que ces groupes ont recruté des centaines de membres depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, signe d’un possible élargissement de leur influence. Le Hamas, de son côté, condamne fermement ces organisations qu’il qualifie de collaborateurs au service d’intérêts extérieurs, accusant leurs dirigeants de participer à la fragmentation des structures palestiniennes.
Israël soutient ouvertement ces clans anti-Hamas, estimant qu’ils représentent une alternative locale aux militants islamistes et qu’ils pourraient contribuer, à terme, au désarmement du Hamas. Bien que leur rôle futur reste flou, les autorités israéliennes considèrent leur montée en puissance comme un levier stratégique dans la gestion des zones sous contrôle militaire.
Les États-Unis, interrogés sur la question, affirment ne soutenir aucun groupe spécifique à Gaza. Un responsable américain a insisté sur le fait que Washington n’entendait pas s’impliquer dans ces dynamiques internes et qu’il revenait aux Palestiniens de déterminer eux-mêmes leur avenir politique.
Dans une bande de Gaza meurtrie et fragmentée, la compétition entre factions pourrait cependant compliquer la mise en place d’un processus de gouvernance unifié, au moment où la population tente de se reconstruire après des années de violence ininterrompue.