Washington qualifie d’« otage politique » un Irano-Américain détenu en Iran en pleine guerre
Washington qualifie d’« otage politique » un Irano-Américain détenu en Iran en pleine guerre

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a officiellement désigné l’Irano-Américain Kamran Hekmati comme étant détenu à tort en Iran, selon les déclarations de sa famille. Cette qualification renforce la pression diplomatique de Washington dans un contexte de guerre ouverte avec Téhéran.

Âgé de 61 ans, Hekmati est désormais considéré par les autorités américaines comme un « détenu injustement retenu », une désignation qui implique qu’il est perçu comme un otage politique et que son dossier bénéficie d’un suivi prioritaire par les services spécialisés du gouvernement américain.

Sa cousine, Shohreh Nowfar, a salué cette décision, affirmant qu’elle constitue une reconnaissance officielle du caractère infondé des accusations portées contre lui. Selon elle, l’Iran utiliserait cette détention comme levier de pression dans ses relations avec les États-Unis.

Kamran Hekmati, atteint d’un cancer de la vessie, est détenu dans la prison d’Evin à Téhéran, un établissement connu pour accueillir des prisonniers politiques et des ressortissants étrangers. Il fait partie d’au moins six citoyens américains ou résidents permanents actuellement incarcérés en Iran.

Arrêté l’année dernière, il a été condamné pour avoir visité Israël, en violation d’une loi iranienne interdisant de tels déplacements au cours des dix dernières années. Sa famille conteste cette accusation, affirmant qu’il disposait de documents prouvant que son dernier voyage remontait à plus de treize ans avant son arrestation.

Cette désignation intervient alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans sa troisième semaine, compliquant davantage les perspectives de négociations pour la libération de détenus étrangers.

Le bureau de l’envoyé spécial américain chargé des affaires d’otages n’a pas immédiatement commenté cette décision, mais celle-ci ouvre la voie à une mobilisation diplomatique accrue pour obtenir la libération de Hekmati.

Dans ce contexte de tensions extrêmes, le sort des détenus étrangers en Iran devient un enjeu supplémentaire dans les relations déjà fortement dégradées entre Washington et Téhéran.

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