Les États-Unis ont accusé la Chine d’avoir mené un essai nucléaire secret en 2020, ravivant les tensions entre les deux puissances au moment où le cadre international de contrôle des armements traverse une période d’incertitude.
Ces accusations ont été formulées lors d’une conférence internationale sur le désarmement, peu après l’expiration du dernier traité bilatéral limitant les déploiements d’armes nucléaires stratégiques entre Washington et Moscou. Les États-Unis estiment que cette situation crée un vide juridique dangereux et plaident pour la négociation d’un nouvel accord plus large incluant, pour la première fois, la Chine.
Selon un haut responsable américain chargé du contrôle des armements, Pékin aurait procédé à des essais d’explosifs nucléaires de faible puissance, présentés comme préparatoires, et aurait cherché à en dissimuler la portée. Washington affirme que ces activités auraient été masquées afin d’échapper aux systèmes internationaux de surveillance sismique, en recourant notamment à des techniques destinées à réduire la détection des explosions.
La Chine a rejeté ces accusations, estimant que les États-Unis exagèrent la menace et utilisent le dossier nucléaire pour justifier une pression diplomatique accrue. Pékin rappelle régulièrement qu’il respecte ses engagements internationaux et souligne que son arsenal nucléaire reste bien inférieur à celui des grandes puissances historiques du domaine.
L’expiration du traité américano-russe sur les armes stratégiques alimente les inquiétudes de la communauté internationale, qui craint une nouvelle course aux armements nucléaires. Plusieurs diplomates présents à la conférence ont appelé à une reprise rapide des négociations, soulignant que l’absence de règles communes accroît les risques de malentendus et d’escalade.
Dans ce contexte, les États-Unis insistent sur la nécessité d’un cadre multilatéral intégrant toutes les grandes puissances nucléaires, tandis que la Chine se montre prudente, estimant que les responsabilités en matière de désarmement doivent rester proportionnelles aux capacités de chaque pays.