Une frappe israélienne a touché mercredi un immeuble d’appartements dans le centre de Beyrouth, ont indiqué les autorités libanaises, marquant une extension des bombardements au cœur de la capitale libanaise, au-delà des banlieues sud habituellement ciblées et contrôlées par Hezbollah.
Selon le ministère libanais de la Santé, l’attaque a fait au moins quatre blessés. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent d’importants dégâts sur plusieurs étages d’un immeuble situé dans le quartier d’Aïcha Bakkar, avec de la fumée s’échappant du bâtiment.
Cette frappe intervient alors que les bombardements israéliens se multiplient au Liban. D’après les autorités locales, près de 600 personnes ont été tuées et environ 700 000 habitants ont été déplacés depuis le début de l’offensive israélienne contre le Hezbollah.
Le conflit s’est intensifié après que le mouvement chiite libanais, soutenu par l’Iran, a ouvert le feu le 2 mars en réaction à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, événement qui a marqué le début de la guerre opposant Israël et les États-Unis à l’Iran.
Face à l’escalade, l’armée israélienne a annoncé le déploiement de renforts à la frontière nord d’Israël, notamment la brigade d’élite Golani, tandis que des sources sécuritaires indiquent que le Hezbollah se prépare à une possible offensive terrestre israélienne dans le sud du Liban.
Selon des témoins, l’explosion a provoqué une forte onde de choc dans le quartier. « Le bruit était indescriptible, la peur est indescriptible. C’est un cauchemar », a déclaré une habitante du voisinage, réveillée par la frappe aux premières heures du matin. L’armée israélienne n’a pas immédiatement commenté l’attaque.