Une frappe de drone russe sur la ville portuaire d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, a tué une personne samedi, ont annoncé les autorités ukrainiennes, à quelques jours d’une nouvelle série de pourparlers destinés à mettre fin à la guerre. L’attaque a visé un immeuble résidentiel du port de la mer Noire, provoquant la mort d’une femme âgée, selon le service d’urgence de l’État ukrainien.
De son côté, la Russie a fait état d’une frappe ukrainienne vendredi dans la ville frontalière de Belgorod. Selon le gouverneur régional Viatcheslav Gladkov, un missile ukrainien a tué deux personnes et en a blessé cinq autres.
Dans ce contexte de violences persistantes, de nouvelles discussions parrainées par les États-Unis doivent se tenir la semaine prochaine à Genève entre des émissaires russes et ukrainiens. Les pourparlers auront lieu mardi et mercredi, ont indiqué vendredi des responsables à Moscou et à Kiev. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé la tenue des réunions dans une déclaration relayée par les agences de presse russes, tandis que Dmytro Lytvyn, conseiller en communication du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a confirmé un nouveau cycle de négociations.
Ces discussions interviennent à l’approche du quatrième anniversaire de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine et sur fond de combats continus le long d’une ligne de front d’environ 1 250 kilomètres. Les bombardements russes contre des zones civiles et les infrastructures énergétiques ukrainiennes se poursuivent, tandis que Kiev mène presque quotidiennement des attaques de drones à longue portée contre des cibles liées à l’effort de guerre sur le territoire russe.
Les précédentes tentatives de médiation menées par Washington, notamment deux séries de pourparlers à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, n’ont pas permis de surmonter les divergences majeures, en particulier concernant l’avenir du Donbass, cœur industriel de l’est de l’Ukraine largement occupé par les forces russes. La semaine dernière, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué que les États-Unis avaient fixé à Kiev et à Moscou une échéance en juin pour parvenir à un accord, après d’autres délais annoncés par le président américain Donald Trump restés sans effet tangible.