Une opération d’influence liée à la Chine aurait ciblé les récentes élections au Japon ainsi que des personnalités et enjeux politiques aux États-Unis et dans d’autres pays, selon une fondation américaine spécialisée dans l’analyse des campagnes de désinformation. L’organisation affirme avoir identifié des dizaines de comptes sur le réseau social X impliqués dans cette activité.
Dans les jours ayant suivi la victoire électorale de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi en février, plusieurs comptes associés à une campagne de désinformation chinoise auraient diffusé des messages critiquant ses positions conservatrices et son approche politique. Le bureau de Takaichi a indiqué être informé d’une possible opération d’influence étrangère sur les réseaux sociaux.
Le Japon considère depuis plusieurs années les opérations d’influence chinoises comme une menace pour sa sécurité nationale. Les autorités surveillent de près les tentatives présumées d’ingérence numérique, en particulier lors des périodes électorales.
Selon la fondation américaine, les campagnes identifiées ne se limitent pas au Japon. Elles viseraient également des figures politiques américaines, dont Donald Trump, et diffuseraient des contenus accusant les États-Unis et l’Inde d’être responsables de la crise du fentanyl.
Ces révélations interviennent dans un contexte mondial marqué par une attention croissante aux opérations d’influence en ligne. Plusieurs gouvernements ont renforcé leurs dispositifs de lutte contre la désinformation, alors que les réseaux sociaux sont devenus un terrain central des rivalités géopolitiques.