Un ancien officier du renseignement syrien jugé au Royaume-Uni pour crimes contre l’humanité
Un ancien officier du renseignement syrien jugé au Royaume-Uni pour crimes contre l’humanité

Un ancien officier du renseignement de l’armée de l’air syrienne a comparu mardi devant un tribunal britannique, accusé de crimes contre l’humanité et d’actes de torture liés à la répression des manifestations pro-démocratie à Damas en 2011.

Salem Michel Al-Salem, 58 ans, qui réside désormais au Royaume-Uni, a participé à l’audience par visioconférence depuis son domicile lors d’une comparution devant le tribunal de Westminster à Londres.

L’homme est accusé de trois chefs d’accusation de meurtre constituant des crimes contre l’humanité, liés à des décès survenus entre avril et juillet 2011. Selon l’accusation, ces faits se seraient produits dans le cadre d’une « attaque généralisée ou systématique contre une population civile » pendant la répression du soulèvement en Syrie.

Il est également poursuivi pour trois chefs d’accusation de torture concernant des incidents survenus entre 2011 et 2012, ainsi que pour complicité de meurtre qualifié de crime contre l’humanité.

Lors de l’audience, Al-Salem portait un masque respiratoire. Le tribunal a été informé qu’il souffrait de sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative grave. Son avocat, Sean Caulfield, a indiqué que son état de santé l’empêchait même de confirmer son identité à haute voix devant la cour.

L’ancien officier n’a pas pris la parole durant l’audience et il n’est pas encore connu comment il compte plaider face aux accusations portées contre lui.

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