Le président américain Donald Trump a signé un décret visant à redéfinir les priorités de la politique américaine de ventes d’armes à l’étranger, en favorisant les pays qui consacrent davantage de ressources à leur défense et occupent une position stratégique dans leur région.
Ce texte, intitulé « Stratégie de transfert d’armes privilégiant l’Amérique », marque un changement notable dans l’approche de Washington. Il demande aux agences fédérales de donner la priorité aux partenaires considérés comme ayant investi sérieusement dans leurs capacités d’autodéfense, tant sur le plan budgétaire que militaire.
Selon l’exécutif américain, cette nouvelle orientation doit permettre de renforcer les alliances jugées les plus fiables et de mieux aligner les ventes d’armes sur les intérêts stratégiques des États-Unis. Elle vise aussi à encourager les alliés à augmenter leurs dépenses militaires, un thème régulièrement mis en avant par Trump depuis son retour à la Maison Blanche.
La mesure pourrait avoir des conséquences importantes pour les pays qui dépendent des équipements militaires américains mais dont les budgets de défense sont jugés insuffisants. À l’inverse, les États considérés comme des piliers de la sécurité régionale pourraient bénéficier de procédures accélérées et d’un accès prioritaire aux technologies américaines.
La Maison Blanche affirme que cette stratégie doit renforcer la sécurité collective tout en soutenant l’industrie de défense américaine. Ses détracteurs estiment toutefois qu’elle risque d’accentuer les déséquilibres régionaux et de politiser davantage les ventes d’armes.
Aucun détail n’a encore été donné sur la manière concrète dont les priorités seront appliquées ni sur la liste des pays susceptibles d’être favorisés ou pénalisés par cette nouvelle doctrine.