Trump impose la transparence aux universités sur les critères raciaux d'admission
Trump impose la transparence aux universités sur les critères raciaux d'admission

WASHINGTON – Le président américain Donald Trump devrait signer ce jeudi un décret obligeant les universités à fournir des données détaillées sur leurs politiques d’admission afin de démontrer qu’elles ne pratiquent pas de discrimination positive fondée sur la race, a annoncé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter).

Ce décret s’inscrit dans la volonté affichée de l’administration Trump, depuis le début de son second mandat, de démanteler les politiques d’« affirmative action » (action positive) dans l’enseignement supérieur, qu’elle considère comme contraires au principe d’égalité de traitement. La Maison Blanche n’a pas encore précisé quelles seront les sanctions prévues à l’encontre des établissements qui refuseraient de se plier à cette obligation de transparence.

L’« affirmative action », adoptée par de nombreuses universités américaines depuis plusieurs décennies, vise à favoriser l’accès à l’éducation supérieure pour les groupes historiquement discriminés, notamment les minorités raciales. Mais ce principe est depuis longtemps critiqué par certains responsables politiques conservateurs, qui l’estiment injuste envers les étudiants blancs ou asiatiques.

Sous l’impulsion de Trump, l’administration a lancé ces derniers mois des dizaines d’enquêtes contre des universités soupçonnées de favoriser la diversité au détriment de la méritocratie. Elle a également menacé de supprimer les financements publics accordés aux établissements qui soutiennent des programmes de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI).

Cette mesure intervient dans un contexte politique tendu, alors que les débats autour de la race, de l’éducation et des inégalités sociales occupent une place centrale dans la campagne électorale américaine. Elle pourrait également déclencher une série de batailles juridiques entre l’État fédéral et les grandes universités, en particulier celles de l’Ivy League, réputées pour leurs engagements en faveur de la diversité.

Le décret présidentiel pourrait marquer un tournant dans la manière dont les institutions d’enseignement supérieur aux États-Unis abordent la question de l’équité raciale, en les plaçant sous une surveillance accrue du pouvoir exécutif.

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