NEW YORK, 28 juillet – Le président américain Donald Trump a demandé lundi à la justice de contraindre Rupert Murdoch, magnat des médias et propriétaire du Wall Street Journal, à une déposition rapide dans le cadre du procès en diffamation qu’il a intenté contre le quotidien économique. Cette affaire fait suite à un article publié le 17 juillet, évoquant une prétendue relation entre Trump et le défunt financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein.
Trump, qui brigue un second mandat à la présidence, a déposé sa plainte le 18 juillet contre le Wall Street Journal, ses éditeurs et les journalistes ayant rédigé l’article. Il conteste fermement les allégations selon lesquelles son nom figurait sur une carte d’anniversaire adressée à Epstein en 2003, contenant, selon le journal, un dessin à connotation sexuelle et une référence implicite à des conduites répréhensibles.
Dans sa requête auprès du juge, l’équipe juridique du président a insisté sur le besoin d’une procédure accélérée. Elle soutient que les propos publiés ont porté atteinte à sa réputation en pleine campagne électorale, et que seul le témoignage de Murdoch permettrait d’établir les responsabilités éditoriales au sommet de la chaîne décisionnelle du journal.
L’affaire intervient dans un climat déjà tendu entre Trump et une partie des médias américains. Le président a souvent accusé les organes de presse détenus par Murdoch, dont Fox News, de lui être défavorables depuis son retour sur la scène politique. Ce nouveau conflit judiciaire risque d’accentuer encore cette animosité.
Le Wall Street Journal n’a pour l’instant pas commenté publiquement la plainte, ni la demande de déposition. Murdoch, âgé de 94 ans, reste une figure influente du paysage médiatique mondial, bien qu’il ait récemment cédé plusieurs responsabilités opérationnelles à ses enfants.
L’affaire sera examinée dans les prochains jours par un juge fédéral de New York, qui devra décider s’il y a lieu de convoquer Rupert Murdoch rapidement dans le cadre de cette procédure.