Les élections législatives slovènes débouchent sur une impasse politique, avec un score quasi identique entre le camp libéral du Premier ministre sortant Robert Golob et la droite populiste menée par l’ancien chef du gouvernement Janez Jansa.
Selon les résultats préliminaires portant sur la quasi-totalité des bulletins dépouillés, le Mouvement de la liberté (GS) de Golob obtient 29 sièges, contre 28 pour le Parti démocratique slovène (SDS) de Jansa. Aucun des deux blocs ne semble toutefois en mesure d’atteindre seul la majorité de 46 sièges au Parlement, qui en compte 90.
Même en incluant leurs alliés respectifs, les deux camps restent en deçà du seuil nécessaire pour gouverner, laissant aux petits partis ayant franchi la barre des 4 % un rôle clé dans la formation d’une future coalition.
Dans ce contexte incertain, Robert Golob s’est voulu rassembleur, affirmant vouloir « bâtir un avenir meilleur pour tous les citoyens » à partir du mandat obtenu.
De son côté, Janez Jansa a contesté les résultats, accusant la commission électorale d’irrégularités et évoquant un écart de dizaines de milliers de voix. Il a annoncé vouloir vérifier le décompte des bulletins.
Ce scrutin serré reflète une forte polarisation de la vie politique slovène et ouvre une période de négociations complexes pour former un gouvernement.
L’issue dépendra désormais de la capacité des partis à nouer des alliances, dans un paysage fragmenté où aucun bloc ne domine clairement.
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