Le Pakistan et l’Afghanistan ont annoncé une suspension temporaire de leurs opérations militaires à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, dans un geste de désescalade intervenant après une série d’affrontements meurtriers.
Cette trêve, présentée comme un geste de bonne volonté, intervient deux jours après une frappe aérienne particulièrement meurtrière à Kaboul. Les autorités talibanes affirment que plus de 400 personnes ont été tuées et 265 blessées, tandis que la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan évoque un bilan plus faible, faisant état de 143 morts et 119 blessés.
Le Pakistan rejette ces accusations et affirme que l’attaque visait des installations militaires et des infrastructures liées à des groupes armés, soulignant qu’il s’agissait d’une opération ciblée.
La suspension des hostilités aurait été encouragée par plusieurs acteurs régionaux, dont l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, soucieux d’éviter une escalade à l’approche de la fête religieuse marquant la fin du Ramadan.
Islamabad a toutefois averti qu’il se réservait le droit de reprendre ses opérations en cas d’attaque pendant cette période de trêve.
Malgré cette pause, les divergences entre les deux pays restent profondes, notamment sur la nature des cibles visées lors des récentes frappes, rendant incertaine toute perspective de désescalade durable.
Cette trêve fragile souligne à la fois les tensions persistantes entre les deux voisins et l’influence des considérations religieuses et diplomatiques dans la gestion des conflits régionaux.
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