En Moldavie, plusieurs partis d’opposition remettent en cause la légitimité de l’état d’urgence énergétique décrété par le gouvernement, estimant que la situation ne justifiait pas une telle mesure.
Le Parlement avait approuvé la semaine dernière un état d’urgence de 60 jours afin de faciliter la prise de décision face à une crise provoquée par la mise hors service d’une ligne électrique stratégique reliant la Roumanie à la Moldavie via l’Ukraine.
Selon les autorités, cette ligne à haute tension, qui couvre jusqu’à 70 % des besoins en électricité du pays, avait été endommagée dans le contexte de la guerre en Ukraine voisine, nécessitant plusieurs jours de réparation.
Mais après la remise en service de cette infrastructure, annoncée samedi par le ministère de l’Énergie, les critiques se sont intensifiées. L’opposition estime que l’état d’urgence était excessif et politiquement motivé.
Le leader du Parti socialiste pro-russe, Igor Dodon, a dénoncé une « mascarade », affirmant que la situation avait été exagérée pour justifier des pouvoirs exceptionnels.
Le gouvernement pro-européen, de son côté, défend sa décision en invoquant la gravité de la menace sur l’approvisionnement énergétique et la nécessité d’agir rapidement face à une situation imprévisible.
Cet épisode illustre les tensions politiques persistantes en Moldavie, pays situé entre l’Union européenne et la sphère d’influence russe, où les questions énergétiques sont étroitement liées aux enjeux géopolitiques.
Alors que la situation électrique semble stabilisée, le débat autour de l’état d’urgence pourrait raviver les divisions internes à l’approche de futures échéances politiques.
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