Les autorités mexicaines ont annoncé la découverte de restes humains pouvant correspondre à l’un des dix mineurs enlevés à la fin du mois dernier dans une mine du nord de l’État de Sinaloa. Les ossements ont été mis au jour dans une fosse clandestine située dans la municipalité de Concordia, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Mazatlán.
Selon le bureau du procureur général du Mexique, des analyses médico-légales sont en cours afin de confirmer l’identité de la victime et d’établir des liens formels avec les enlèvements signalés. Les enquêteurs ont également indiqué que plusieurs autres corps avaient été retrouvés sur le même site, sans identification officielle à ce stade.
Des proches des travailleurs disparus ont affirmé que certains mineurs employés par la société canadienne Vizsla Silver Corp avaient reçu des menaces avant leur disparition. Ces pressions seraient attribuées à des groupes criminels organisés opérant dans la région, dans un contexte de violence persistante liée au contrôle territorial.
Le ministre mexicain de la Sécurité avait confirmé précédemment que la zone concernée est dominée par Chapitos, une faction du cartel de Sinaloa dirigée par les fils de Joaquín Guzmán, plus connu sous le surnom d’« El Chapo ». Les autorités n’ont toutefois pas communiqué d’éléments nouveaux sur d’éventuelles arrestations.
À la suite des enlèvements, l’exploitation de la mine d’argent a été suspendue. L’affaire a ravivé les inquiétudes autour de la sécurité des travailleurs et des entreprises opérant dans certaines zones minières du nord-ouest du pays, régulièrement affectées par l’influence des groupes criminels.
Les autorités ont assuré que les recherches se poursuivaient afin de retrouver les autres victimes et de faire toute la lumière sur les circonstances des enlèvements et des décès, alors que les familles attendent toujours des réponses.