La Libye a engagé une entreprise spécialisée pour prendre en charge un pétrolier russe endommagé transportant du gaz naturel liquéfié (GNL), actuellement à la dérive en Méditerranée et se rapprochant de ses côtes, ont annoncé les autorités.
La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a indiqué que le navire, l’Arctic Metagaz, serait remorqué vers un port libyen afin de sécuriser la situation. Selon elle, les installations pétrolières du pays ne sont pas menacées et les risques de pollution restent maîtrisables.
Le navire, sans équipage depuis début mars, avait été endommagé après une attaque attribuée à des drones navals ukrainiens, selon les autorités russes. Devenu incontrôlable, il dérive depuis plusieurs jours sous l’effet du vent et des courants en direction du littoral libyen.
L’incident suscite de vives inquiétudes en Europe. L’Italie, la France, l’Espagne et plusieurs autres États du sud de l’Union européenne ont alerté la Commission européenne, évoquant un « risque imminent et grave de catastrophe écologique majeure » si le navire venait à s’échouer ou à fuir.
Face à cette menace, la NOC a mis en place une cellule de crise pour coordonner les opérations avec les autorités compétentes. Le contrat d’intervention d’urgence a été conclu via Mellitah Oil and Gas, en coopération avec le groupe italien Eni.
Le pétrolier transportait du GNL en provenance du port russe de Mourmansk, dans l’Arctique, et se trouvait en eaux internationales entre Malte et les îles italiennes de Lampedusa et Linosa avant de dériver vers les côtes libyennes.
Cet épisode illustre les risques environnementaux croissants liés aux tensions géopolitiques et aux attaques contre les infrastructures énergétiques, alors que la Méditerranée pourrait être confrontée à une crise écologique majeure en cas d’incident.
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