La Commission européenne envisage d’étendre le plan du “mur de drones” initialement conçu pour protéger le flanc oriental de l’Europe, afin d’y inclure davantage de régions du continent, ont indiqué mardi à Reuters plusieurs sources diplomatiques à Bruxelles.
Cette initiative, baptisée « initiative européenne de défense contre les drones », sera détaillée dans une nouvelle feuille de route sur la préparation à la défense que la Commission doit présenter jeudi. Selon ces sources, cette extension répond à des demandes de plusieurs États membres estimant être exclus du dispositif, notamment dans le sud et l’ouest de l’Europe.
Le projet a été lancé après qu’une vingtaine de drones russes ont pénétré l’espace aérien polonais le mois dernier, alimentant les inquiétudes sécuritaires dans les pays voisins. L’objectif est de mettre en place un réseau intégré de capteurs, de brouilleurs électroniques et de systèmes d’interception, allant des États baltes à la mer Noire, pour contrer toute incursion aérienne non autorisée.
Les pays d’Europe de l’Est ont accueilli favorablement le plan, y voyant un bouclier collectif contre les menaces russes. Mais certains États du sud, comme l’Espagne, l’Italie et la Grèce, estiment que la stratégie actuelle néglige les risques croissants liés aux drones en Méditerranée et en Afrique du Nord.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, souhaite faire de cette initiative un symbole de la défense européenne intégrée, dans un contexte où les États membres cherchent à mieux coordonner leurs efforts militaires face aux tensions géopolitiques grandissantes.