L’ONU met en garde contre les propos de Trump sur les migrants, susceptibles d’encourager les crimes de haine
L’ONU met en garde contre les propos de Trump sur les migrants, susceptibles d’encourager les crimes de haine

Un comité des Nations unies chargé de la lutte contre le racisme a averti que la rhétorique du président américain Donald Trump à propos des migrants pourrait encourager la discrimination raciale et les crimes de haine.

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a exprimé sa « profonde préoccupation » face au langage qu’il juge « désobligeant et déshumanisant », notamment lorsque les migrants sont décrits comme des criminels ou comme un fardeau pour la société.

Selon le comité, lorsque de tels stéréotypes sont relayés par des responsables politiques de haut niveau, ils peuvent contribuer à normaliser les attitudes discriminatoires et accroître les risques de violences motivées par la haine.

La Maison-Blanche a rejeté ces critiques, accusant l’ONU de partialité. Une porte-parole de l’administration a affirmé que les politiques migratoires du président avaient permis de rendre les États-Unis « plus sûrs et plus forts ».

Depuis son retour au pouvoir l’an dernier, Donald Trump a relancé un programme migratoire strict, marqué par une augmentation des arrestations et des détentions de migrants ainsi que par un renforcement des contrôles aux frontières.

Ces mesures ont suscité de vives critiques de la part d’élus démocrates et d’organisations de défense des droits humains, notamment après la mort de deux citoyens américains lors d’opérations fédérales d’immigration dans l’État du Minnesota plus tôt cette année.

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