L’offre du Liban de négociations directes avec Israël reste sans réponse
L’offre du Liban de négociations directes avec Israël reste sans réponse

La proposition du Liban d’engager des pourparlers directs avec Israël pour mettre fin aux tensions régionales est restée sans réponse concrète, selon plusieurs sources proches du dossier.

Le président libanais Joseph Aoun avait exprimé cette semaine la volonté de Beyrouth d’ouvrir des discussions directes avec Israël afin de désamorcer le conflit qui s’est intensifié après l’entrée du Hezbollah dans la guerre régionale en soutien à son allié iranien.

Selon des sources proches de la présidence libanaise, Aoun avait même commencé à constituer une délégation chargée de mener d’éventuelles négociations. Lors de certaines réunions privées, il aurait également évoqué la possibilité d’une normalisation des relations entre les deux pays, une perspective historiquement sensible au Liban.

Toutefois, Israël a estimé que cette offre arrivait trop tard et qu’elle restait insuffisante, affirmant qu’un dialogue direct ne pouvait pas être envisagé tant que des roquettes continuaient d’être tirées depuis le territoire libanais.

Les autorités israéliennes considèrent en particulier que le gouvernement libanais ne dispose pas de la capacité nécessaire pour désarmer le Hezbollah, puissant mouvement politico-militaire soutenu par l’Iran.

Dans le même temps, les États-Unis auraient également signalé aux responsables libanais que la fenêtre d’action pour lancer des négociations s’était refermée, selon un responsable libanais cité par Reuters.

La position du gouvernement libanais intervient dans un contexte de tensions internes croissantes autour du rôle militaire du Hezbollah. Les autorités ont récemment interdit toute activité armée du groupe, reflétant une opposition intérieure de plus en plus forte à son statut de force militaire autonome.

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