L'Italie et le Danemark veulent limiter l’influence de la CEDH sur l’immigration
L'Italie et le Danemark veulent limiter l’influence de la CEDH sur l’immigration

L’Italie, le Danemark et sept autres pays européens ont lancé ce jeudi 22 mai un appel commun pour repenser l’interprétation de la Convention européenne des droits de l’homme, qu’ils jugent trop contraignante face aux défis migratoires. Ce document politique a été diffusé à l’issue d’une rencontre à Rome entre Giorgia Meloni, Première ministre italienne, et son homologue danoise Mette Frederiksen, deux dirigeantes connues pour leurs positions intransigeantes sur l’immigration.

Un front européen contre une justice jugée trop permissive

Le texte, signé également par l’Autriche, la Belgique, la Pologne, la République tchèque, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, appelle à une « discussion ouverte » sur la manière dont la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) interprète la Convention, qu’elle est chargée de faire respecter. Les signataires estiment que certaines décisions récentes de la Cour vont « trop loin » et entravent leur souveraineté, en limitant la capacité des gouvernements à adopter des politiques fermes contre l’immigration illégale.

Parmi les décisions controversées citées, la condamnation de l’Italie pour les conditions d’accueil de migrants à Lampedusa et celle du Danemark pour une expulsion jugée abusive en novembre 2024. Ces arrêts alimentent la volonté croissante, notamment à droite et à l’extrême droite, de revoir les accords internationaux pour mieux faire face aux arrivées migratoires de plus en plus nombreuses en Europe.

Partager