L’Iran a indiqué que des accords potentiels dans les secteurs de l’énergie, des mines et de l’aéronautique figurent parmi les sujets abordés dans les discussions en cours avec les États-Unis, alors qu’un nouveau cycle de négociations indirectes doit se tenir mardi à Genève.
Téhéran et Washington cherchent à relancer un dialogue diplomatique après des mois de tensions liées au programme nucléaire iranien et aux déploiements militaires américains au Moyen-Orient. Les pourparlers, facilités par des médiateurs, interviennent dans un contexte de menaces répétées de recours à la force par l’administration américaine si aucun accord n’est trouvé.
Selon des responsables iraniens, la République islamique se dit prête à faire preuve de souplesse concernant certains aspects de son programme nucléaire, à condition d’obtenir en contrepartie un allègement significatif des sanctions économiques. Téhéran insiste sur le fait que tout accord devra comporter des bénéfices économiques tangibles pour les deux parties.
Les secteurs évoqués — notamment le pétrole et le gaz, l’exploitation minière et l’aéronautique civile — sont lourdement affectés par les sanctions américaines. Leur inclusion dans les discussions suggère que l’Iran cherche non seulement un cadre nucléaire révisé, mais aussi une ouverture plus large vers des investissements et des échanges commerciaux susceptibles de soutenir une économie fragilisée.
Les autorités iraniennes ont souligné que la poursuite des discussions à Genève représente une opportunité, mais ont averti qu’aucun compromis ne serait accepté sans garanties claires sur la levée des sanctions et le respect des engagements américains. De leur côté, les responsables américains affirment vouloir privilégier une solution diplomatique, tout en maintenant la pression sur Téhéran.
Les prochains jours à Genève seront donc déterminants pour évaluer si ces échanges peuvent déboucher sur un accord élargi, mêlant nucléaire et coopération économique, ou s’ils se heurteront une nouvelle fois aux profondes divergences qui ont marqué les précédentes tentatives de rapprochement entre les deux pays.