L’Irak a repris ses exportations de pétrole brut depuis les champs de Kirkouk vers le port turc de Ceyhan, après un accord conclu entre le gouvernement fédéral à Bagdad et les autorités du Kurdistan irakien.
Selon la compagnie publique North Oil Company, les flux ont redémarré avec une capacité initiale d’environ 250 000 barils par jour, marquant une étape importante dans la coopération énergétique entre les deux parties.
Le gouvernement régional du Kurdistan a confirmé l’accord, précisant qu’un comité conjoint serait mis en place pour superviser les exportations et que les revenus seraient versés au Trésor fédéral irakien.
Les deux camps se sont également engagés à renforcer les mesures de sécurité autour des installations pétrolières afin d’assurer la continuité des opérations dans un contexte régional instable.
Cette reprise intervient alors que les marchés pétroliers sont fortement perturbés par la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a fait grimper les prix du brut de près de 30 % ces dernières semaines.
Dans ce contexte, la relance des exportations irakiennes pourrait contribuer à stabiliser partiellement l’offre mondiale, même si les tensions géopolitiques continuent de peser sur les marchés.
Le Premier ministre du Kurdistan irakien, Masrour Barzani, a indiqué que les exportations reprendraient pleinement dès que possible, évoquant les « circonstances exceptionnelles » auxquelles le pays est confronté.
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