Après près de seize mois de captivité, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l’Israélien Yarden Bibas ont été libérés ce samedi 1er février par le Hamas. Ils ont été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Khan Younès, avant d’être pris en charge par l’armée israélienne. Un troisième otage, l’Israélo-Américain Keith Siegel, doit également être libéré dans la journée dans le cadre de ce nouvel échange de prisonniers, qui prévoit la libération de 183 détenus palestiniens.
Ofer Kalderon, 54 ans, avait été enlevé au kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023, en même temps que ses deux enfants, Erez et Sahar, qui ont été libérés en novembre 2023 lors de la première trêve. Ce menuisier passionné de VTT était l’un des deux otages franco-israéliens encore détenus à Gaza. La diplomatie française avait multiplié les efforts pour obtenir sa libération, en parallèle de celle d’Ohad Yahalomi, un autre Franco-Israélien encore captif.
Yarden Bibas, 34 ans, retrouve la liberté sans son épouse Shiri et leurs deux enfants, Ariel, 4 ans, et Kfir, 9 mois, dont le sort reste incertain. Cette famille israélo-argentine avait été enlevée lors de l’attaque du 7 octobre, et le Hamas avait affirmé que Shiri et les enfants avaient été tués dans une frappe israélienne, une déclaration que l’armée israélienne n’a jamais confirmée. Sa libération pourrait permettre d’en savoir plus sur leur sort.
Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de trêve le 19 janvier, quinze otages – dix Israéliens et cinq Thaïlandais – ont déjà été libérés, en échange de 400 prisonniers palestiniens. L’accord prévoit que 33 otages israéliens, dont huit sont présumés morts, soient libérés en échange d’environ 1 900 prisonniers palestiniens.
Le précédent échange, organisé jeudi, avait suscité une vive indignation en Israël après des scènes de chaos lors de la libération de trois otages israéliens et de cinq travailleurs thaïlandais. Les otages avaient dû traverser une foule hostile sous la protection de combattants armés, une situation dénoncée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu comme une « mise en scène choquante ». Il a exigé des garanties pour que les futures libérations se déroulent dans de meilleures conditions.
La trêve en cours, censée durer six semaines, pourrait évoluer vers une seconde phase de négociations visant à la libération des derniers otages et à la fin définitive du conflit. L’avenir de cette médiation reste incertain alors que les tensions persistent sur le terrain et dans les négociations entre Israël et le Hamas.