Les exportations brésiliennes de café, de bœuf et de fruits tropicaux resteront taxées à 40 % malgré les annonces de Trump(AP Photo/Andre Penner, File)
Les exportations brésiliennes de café, de bœuf et de fruits tropicaux resteront taxées à 40 % malgré les annonces de Trump(AP Photo/Andre Penner, File)

Le vice-président brésilien Geraldo Alckmin a confirmé samedi que les principaux produits d’exportation du Brésil vers les États-Unis (café, bœuf et fruits tropicaux) resteraient soumis à une taxe douanière de 40 %, malgré la décision du président Donald Trump de supprimer certaines taxes à l’importation.

Vendredi, Trump avait proclamé une « journée de libération » économique en annonçant l’abrogation de plusieurs droits de douane instaurés en avril, dans le but de relancer la production intérieure américaine. À l’époque, le Brésil avait été frappé d’une taxe de 10 %. Mais en juillet, le président américain avait ajouté une surtaxe de 40 %, invoquant notamment le procès de son allié Jair Bolsonaro, condamné en septembre à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État.

Une détente commerciale partielle entre Washington et Brasilia

Alckmin a salué la levée de certaines taxes, la qualifiant de « pas dans la bonne direction », mais a dénoncé une « distorsion à corriger ». « Tout le monde a eu une réduction de 10 %, mais comme nous avions 50 %, nous restons à 40 %, ce qui reste très élevé », a-t-il précisé à Brasilia. Selon lui, environ 26 % des produits brésiliens entrent désormais aux États-Unis sans surtaxe, contre 23 % auparavant. Le jus d’orange fait partie des produits désormais exemptés, contrairement au café, au bœuf, à la mangue ou à l’ananas.

Les relations entre les deux pays, tombées à leur plus bas niveau après la décision de juillet, se sont récemment améliorées. En octobre, Luiz Inácio Lula da Silva et Trump se sont rencontrés en Malaisie pour renouer le dialogue. Une rencontre entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre brésilien des Affaires étrangères Mauro Vieira cette semaine a également relancé les discussions commerciales.

Les producteurs brésiliens restent prudents

Si la Maison-Blanche assure que ses politiques tarifaires n’ont pas pesé sur les prix à la consommation, l’opposition démocrate estime au contraire que la décision de vendredi constitue un aveu tacite de leurs effets inflationnistes, notamment sur la viande. Le Brésil, grand exportateur de bœuf, avait été directement touché par ces taxes.

L’Association brésilienne de l’industrie du café a déclaré qu’elle poursuivrait ses efforts pour défendre la compétitivité du secteur. « Nous continuerons à œuvrer pour garantir la sécurité juridique, la compétitivité et la prévisibilité de l’industrie du café brésilienne », a indiqué son président Pavel Cardoso dans un communiqué.

Que retenir rapidement ?

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