Le Ghana prépare une résolution à l’ONU pour demander des réparations liées à l’esclavage
Le Ghana prépare une résolution à l’ONU pour demander des réparations liées à l’esclavage

Le Ghana prévoit de présenter à l’Organisation des Nations unies une résolution visant à reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme « le crime le plus grave de l’histoire de l’humanité » et à relancer le débat sur les réparations.

Selon le gouvernement ghanéen, la proposition pourrait être soumise prochainement à l’Assemblée générale des Nations unies. Le texte souligne l’ampleur, la durée et la légalisation de l’esclavage transatlantique, ainsi que ses conséquences durables pour les sociétés africaines et leurs diasporas.

Le président ghanéen John Dramani Mahama espère obtenir un large soutien international pour cette initiative. Plusieurs pays africains et des États des Caraïbes ont déjà exprimé leur appui aux demandes de réparations pour les crimes liés à l’esclavage et à la colonisation.

Cette démarche s’inscrit dans un mouvement croissant sur le continent africain visant à obtenir une reconnaissance et des compensations pour les injustices historiques commises durant la traite négrière.

Cependant, la proposition risque de rencontrer une forte résistance de la part de plusieurs dirigeants européens, qui estiment que les États actuels ne devraient pas être tenus responsables d’actes commis par des gouvernements ou des empires du passé.

Les autorités ghanéennes affirment que leur initiative ne vise pas à raviver les divisions historiques, mais à reconnaître les faits et à favoriser une réconciliation fondée sur la vérité.

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