Le tueur en série britannique Steve Wright, déjà condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour une série de meurtres commis en 2006, a écopé d’une nouvelle peine de prison à vie après avoir reconnu un meurtre resté non élucidé pendant plus de vingt-cinq ans.
Âgé de 67 ans, Wright a avoué avoir enlevé et assassiné Victoria Hall, une adolescente de 17 ans, en 1999. Il a également plaidé coupable de la tentative d’enlèvement d’une autre jeune femme, commise la veille du meurtre, reconnaissant pour la première fois ces faits devant la justice.
Déjà surnommé par les médias « l’étrangleur du Suffolk » après la mort de cinq femmes en 2006, Wright purgeait une peine de prison à perpétuité assortie d’une période de sûreté excluant toute possibilité de libération conditionnelle. La nouvelle condamnation vient s’ajouter à cette peine, renforçant le caractère définitif de son incarcération.
La sentence a été prononcée lors d’une audience à l’Old Bailey, où les juges ont souligné la gravité exceptionnelle des crimes et l’impact durable sur les victimes et leurs familles. Le tribunal a estimé que la reconnaissance tardive des faits ne pouvait en aucun cas atténuer la responsabilité pénale de l’accusé.
Les enquêteurs ont salué les progrès des techniques d’investigation, notamment l’analyse ADN, qui ont permis de relier Wright au meurtre de 1999 après des décennies d’incertitude. Cette avancée a offert une forme de conclusion judiciaire à une affaire longtemps restée sans réponse.
Pour les proches de la victime, cette condamnation marque la fin d’une attente douloureuse. Les autorités ont rappelé que, malgré le temps écoulé, les crimes graves restent poursuivables et que les enquêtes peuvent aboutir, même plusieurs décennies après les faits.