La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a affirmé que le Canada ne rétablirait pas de relations diplomatiques avec l’Iran sans « changement de régime », marquant un durcissement du ton d’Ottawa à l’égard de Téhéran.
S’exprimant lors d’un entretien accordé au Globe and Mail en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, Anand a déclaré que la position canadienne était sans ambiguïté : « Nous n’établirons pas de relations diplomatiques avec l’Iran à moins d’un changement de régime. Point final. » Elle n’a toutefois pas précisé si Ottawa soutiendrait d’éventuelles frappes militaires américaines contre l’Iran.
Le Canada a déjà imposé plusieurs séries de sanctions contre des responsables iraniens, notamment en lien avec la répression des manifestations et les violations des droits humains. Ottawa a également inscrit le Corps des gardiens de la révolution islamique sur sa liste des entités terroristes.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions internationales autour du programme nucléaire iranien et des discussions indirectes entre Washington et Téhéran. Elles traduisent la volonté du gouvernement canadien de maintenir une ligne ferme, tout en laissant planer l’incertitude sur son positionnement en cas d’escalade militaire.