L’Algérie a entamé la procédure de résiliation de son accord de services aériens avec les Émirats arabes unis, un texte signé à Abou Dhabi en mai 2013, ont rapporté samedi des médias publics algériens.
Aucune justification officielle n’a été donnée à ce stade pour expliquer cette décision. Les autorités n’ont pas communiqué de calendrier précis ni détaillé les conséquences pratiques immédiates sur les liaisons aériennes entre les deux pays.
Ces derniers mois, la presse algérienne a multiplié les critiques à l’encontre des Émirats arabes unis, accusés de chercher à attiser des tensions et des divisions régionales. Ces prises de position médiatiques se sont inscrites dans un contexte de relations plus tendues entre Alger et Abou Dhabi.
La résiliation d’un accord de services aériens peut avoir des effets directs sur les droits de trafic, les fréquences de vols et les conditions d’exploitation des compagnies concernées, même si les autorités n’ont pas précisé si des mesures transitoires étaient prévues.
Cette initiative s’inscrit dans un climat diplomatique régional marqué par des recompositions d’alliances et des divergences croissantes entre plusieurs pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, sur fond de rivalités politiques et stratégiques.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune n’a pas commenté publiquement cette annonce. Du côté d’Abou Dhabi, aucune réaction officielle n’avait été enregistrée dans l’immédiat.