Le gouvernement tanzanien a annoncé l’interdiction de tous les rassemblements politiques à moins de deux semaines des manifestations nationales prévues le 7 juillet, une décision qui suscite des inquiétudes quant au respect des libertés publiques dans le pays.
Le ministre de l’Intérieur, Patrobas Katambi, a déclaré vendredi devant le Parlement que cette mesure était motivée par des préoccupations liées à la sécurité. Il n’a toutefois pas précisé la durée de cette interdiction ni détaillé les menaces évoquées.
Les manifestations, organisées principalement par des mouvements de jeunes, doivent se tenir le 7 juillet, jour férié en Tanzanie. Les participants prévoient de réclamer des réformes démocratiques ainsi que justice pour les personnes tuées lors des violences électorales survenues cette année.
Cette décision intervient dans un climat de tensions politiques croissantes, les autorités ayant déjà renforcé les mesures de sécurité face à la perspective de rassemblements de grande ampleur. Les organisateurs dénoncent de leur côté une tentative de limiter la liberté de réunion et d’expression.
Les autorités n’ont pas indiqué si des exceptions seraient accordées à certains événements politiques ou civiques, mais ont averti que toute violation de cette interdiction pourrait entraîner des poursuites. Les manifestations du 7 juillet restent, à ce stade, maintenues par leurs organisateurs malgré les restrictions annoncées.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.