La guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis se poursuit avec intensité alors que le conflit entre dans sa deuxième semaine. Les dirigeants des trois pays ont multiplié les déclarations de défi et les menaces, tandis que les combats continuent de faire des milliers de victimes et de perturber la vie de millions de personnes dans la région.
Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a promis de venger « le sang des martyrs » et a averti que Téhéran pourrait prendre pour cible les bases militaires américaines présentes dans les pays voisins si ces derniers continuaient de soutenir les opérations contre l’Iran. Il a également évoqué la possibilité de maintenir fermé le stratégique détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le commerce mondial du pétrole.
Du côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a défendu les frappes aériennes menées conjointement avec Washington depuis le 28 février contre des installations iraniennes. Lors d’une conférence de presse, il a également lancé une menace à peine voilée contre le nouveau dirigeant iranien, affirmant que l’objectif de l’offensive était de créer les conditions pour un changement de régime à Téhéran.
Les frappes se poursuivent également dans la région. Au Liban, des bombardements attribués à Israël auraient fait des centaines de morts et provoqué le déplacement de milliers de civils. Les combats et les tensions régionales alimentent les craintes d’un élargissement du conflit au Moyen-Orient.
Aux États-Unis, le président Donald Trump fait face à une opposition politique croissante concernant l’implication américaine dans la guerre, certains élus s’inquiétant des conséquences d’un conflit prolongé.
Au-delà du champ militaire, la guerre a également des répercussions économiques importantes. Les marchés de l’énergie et les marchés financiers ont été secoués par les incertitudes liées à la sécurité des routes maritimes et à l’approvisionnement mondial en pétrole, en particulier autour du détroit d’Ormuz.