Iran Pas de sens à des négociations directes avec ceux qui menacent par la force
Iran Pas de sens à des négociations directes avec ceux qui menacent par la force

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré que son pays était prêt à négocier sur son programme nucléaire, mais il a affirmé qu’il n’y avait aucun sens à engager des négociations directes avec une partie qui menace de recourir à la force, faisant ainsi référence aux menaces du président Donald Trump de frapper l’Iran.

Araqchi a précisé que l’Iran restait attaché à la diplomatie et disposé à tester les négociations indirectes, ajoutant que Téhéran « adopte une approche responsable face aux développements internationaux ».

Il a souligné que la disposition de l’Iran à négocier sur son programme nucléaire se base sur une logique de « renforcement de la confiance en échange de la levée des sanctions », affirmant : « Notre programme nucléaire est pacifique et nous avons déjà pris des mesures volontaires pour renforcer la confiance quant à sa nature », dans le cadre de l’accord nucléaire.

Araqchi a affirmé : « Bien que nous soyons engagés dans une voie diplomatique pour lever les malentendus et résoudre les différends, nous restons prêts à toutes les éventualités. Nous sommes sérieux dans notre volonté de négocier, tout en étant fermes dans la défense de nos intérêts et de notre souveraineté nationale. »

Concernant certains développements régionaux, le responsable iranien a qualifié les attaques américaines contre des zones au Yémen contrôlées par les Houthis (Ansar Allah) d’ »illégales ».

Araqchi a également appelé les pays à mettre fin à la souffrance du peuple palestinien, soulignant la nécessité d’une coopération internationale pour arrêter les agressions israéliennes contre le Liban et la Syrie.

Ces déclarations iraniennes interviennent alors que des rapports indiquent que la Maison-Blanche étudie une proposition iranienne visant à entamer des discussions nucléaires indirectes.

Le site Axios a rapporté que cette évolution fait suite à la réponse officielle de l’Iran à une lettre envoyée par Trump au Guide suprême Ali Khamenei il y a trois semaines, dans laquelle il proposait des pourparlers directs sur le programme nucléaire iranien.

La semaine dernière, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a promis une réponse ferme aux menaces des États-Unis et d’Israël de s’en prendre à l’Iran. Pour sa part, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que son pays avait rejeté l’idée de pourparlers directs avec les États-Unis en réponse à la lettre de Trump.

Par ailleurs, Abbas Araqchi avait déjà affirmé : « Nous ne céderons pas aux menaces et nous ne permettrons à personne de s’adresser à nous dans le langage de la force. Nos ennemis regretteront leurs menaces. »

Le président Trump avait menacé de bombarder l’Iran ou d’imposer des sanctions supplémentaires si aucun accord n’était trouvé sur le programme nucléaire.

Le 12 mars, des rapports ont indiqué que les Émirats arabes unis avaient remis une lettre de Trump à Khamenei, à laquelle Téhéran a répondu par l’intermédiaire du sultanat d’Oman.

Dans une interview accordée à Fox Business en mars dernier, Trump a déclaré avoir envoyé une lettre à Khamenei dans laquelle il disait : « J’espère que vous accepterez de négocier, car notre intervention militaire serait terrible. »

Trump s’était retiré de l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et des puissances mondiales, accord qui imposait des restrictions strictes aux activités nucléaires de Téhéran en échange d’un allègement des sanctions.

Les pays occidentaux, principalement les États-Unis, accusent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément, affirmant que son programme est exclusivement civil.

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