La famille d’un couple britannique détenu en Iran accuse les autorités iraniennes d’utiliser les prisonniers étrangers comme « boucliers humains » dans le contexte de la guerre en cours au Moyen-Orient.
Lindsay et Craig Foreman, condamnés l’an dernier à dix ans de prison pour espionnage des accusations qu’ils contestent seraient exposés aux dangers liés aux frappes et aux opérations militaires autour de Téhéran, selon leurs proches.
D’après leur fils, Joe Bennett, une explosion survenue à proximité de la prison d’Evin a endommagé les installations, soufflant des fenêtres et provoquant la chute de débris dans les cellules, poussant les détenus à se réfugier sous leurs lits.
Il décrit également des conditions de détention particulièrement difficiles, évoquant des cellules insalubres, la présence de nuisibles et un environnement marqué par le bruit constant de drones survolant la zone.
La famille affirme que ces prisonniers étrangers constituent une forme de levier stratégique pour Téhéran, les exposant délibérément aux risques liés au conflit.
Joe Bennett a par ailleurs critiqué le gouvernement britannique, estimant que les efforts pour obtenir la libération du couple restent insuffisants.
Arrêtés en janvier 2025 lors d’un voyage à moto à travers l’Iran, les deux Britanniques avaient été accusés d’espionnage par les autorités iraniennes, une accusation régulièrement contestée par leurs proches.
Cette affaire met en lumière la situation délicate des ressortissants étrangers détenus dans des zones de tensions, où les enjeux diplomatiques et sécuritaires se mêlent étroitement.
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